Billets d'humeur

L’abnégation, ou le don de soi

Qu’est ce que l’abnégation ?

 

Du latin « abnegatio », qui signifie renoncement. L’abnégation, c’est le fait de renoncer à quelque chose, au bénéfice de quelqu’un d’autre.

 

De manière générale :

 

En principe, on parle de sacrifice de soi, je trouve le terme un peu fort, car certains actes ne sont pas vraiment des sacrifices tels qu’on peut les entendre. Certains synonymes sont assez forts (privation, abandon…) d’’autres sont plus ressemblants à la manière dont je perçois l’abnégation (Générosité, désintéressement, détachement) C’est une forme d’altruisme (bien que l’altruisme n’exige aucun renoncement de notre part.)

 

Faire preuve d’abnégation, c’est tout simplement faire passer les intérêts des autres avant les siens.

 

* Vous êtes éreinté(e), vous montez dans le bus, il ne reste qu’une place, et vous voyez une personne en difficulté cherchant à s’assoir….Vous renoncez spontanément à votre place (pourtant vous avez les jambes en miettes), pour laisser cette personne s’assoir. C’est de l’abnégation (Mais est-ce réellement un gros sacrifice ?)

* Une personne qui, au travail, refusera une promotion, estimant que son/sa collègue, bien plus ancien(ne) et expérimenté(e), mérite ce poste.

* Vous conseillez une personne sur ses choix, que vous pensez sincèrement être les mieux pour elle, en sachant que cela ne vous conviendra pas du tout, personnellement.

 

En tant que parents :

 

L’abnégation parait toute naturelle, quand on devient parents. Par la force des choses, ou au vu de certaines situations, nous sommes «obligés» de faire preuve d’abnégation, au profit de notre enfant. Et c’est dans ce genre de situation que le parent ne va pas penser une seconde qu’il s’agit d’un sacrifice. C’est une normalité engendrée par notre statut de parents.

Quelques exemples concrets :

* Un parent renonce à sa carrière (ou ses études) pour se consacrer à l’enfant.

* Le couple va limiter les sorties, par exemple, épargnant pour les futures études de son/ses enfant(s).

* Sur un budget global limité, le parent choisira de se priver pour subvenir aux besoins de son enfant.

* Tout bêtement, le parent ne prendra pas la dernière part de gâteau (même s’il a l’air super bon), s’il voit sa petite tête blonde loucher dessus.

Ce sont des exemples qui vous feront sûrement dire « C’est normal de faire ça, voyons. » Tout à fait, c’est une espèce d’abnégation automatique et viscérale, et qui justement ne nous semble pas forcément être de l’ordre du sacrifice ultime. (Sauf pour le gâteau, qui avait franchement l’air super, super bon !)

 

A mon sens, et de manière toute personnelle, l’abnégation n’est pas une forme de désintérêt, et encore moins une preuve de faiblesse. C’est au contraire une preuve de gentillesse et de générosité, d’empathie et d’altruisme. Il faut bien sûr doser son degré d’abnégation, ne pas renoncer trop souvent, et en toutes circonstances, que ce soit en tant qu’ami-collègue-connaissance, ou en tant que parent. Faire preuve d’abnégation ne veut pas dire s’effacer en permanence.

 

Avez vous déjà renoncé à certaines choses, ou aidé quelqu’un en sachant que vous faisiez un choix juste envers un autre ?

Maman de 4, overbookée, active ,et make up addict ! Billets d'humeurs, d'humour, coups de coeur et découvertes

7 commentaires

  • Charlotte - Enfance Joyeuse

    Ton article sonne très juste à mes oreilles. Je pense en effet que c’est une capacité que l’on côtoie de fait lorsque l’on devient maman. Et c’est agréable d’en lire un mot ici 😉 Je suis sure que des mamans vont y être sensibles ! Merci pour ce partage !
    A bientôt,
    Charlotte.

  • pouet

    Cette notion d’abnégation m’intérésse beaucoup. Ma propre mère m’a dit il y a peu de temps à mon sujet (je suis maman d’un enfant de 2 ans et demi): « Je ne savais pas que tu pouvais faire preuve d’autant d’abnégation. Ta soeur, elle, réussi à déléguer, elle a compris qu’on ne pouvait pas tout porter ».
    Cette phrase repasse en boucle dans ma tête, et j’en suis venue à me dire que l’abnégation était une mauvaise chose, un défaut aux yeux de ma mère, car c’est toutes mes valeurs, ma croyance aussi dans l’autre, l’empathie, une forme d’humanité / sensibilité qui est touché en moi.

    Je me demande si l’abnégation est vraiment un choix quand on devient parent tout court… Je vis super bien le fait d’etre maman, je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie. La seule chose qui me manque, c’est de temps pour voir mon chéri le soir (faute de moyen pour faire garder le petit), et de pouvoir reprendre la musique que j’ai mis de côté car incompatibilité d’emploi du temps avec mon compagnon. Il y a donc un aspect très pragmatique aussi dans cette abnégation. Ma famille est trop loin pour garder mon enfant.

    Et de l’autre côté, cette image de la femme moderne dans notre société, féministe, implique t-elle d’abandonner cette forme d’abnégation?

    • queenofthetribu

      Compliqué en effet de faire la part des choses. Oui je pense que l abnégation nait naturellement, surtout quand on devient parent. Elle est moins «un choix» que quand on fait volontairement une action pour les autres. La maternité est une forme d’abnégation automatique finalement 😊 maintenant, il faut quand même ne pas s oublier, et profiter de chaque petit moment pour soi…

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