Billets d'humeur

Une journée type de maman (presque) solo

Officiellement, je ne suis pas une maman solo. J’ai un chéri. Mais il est commercial, et doit donc se déplacer toute la semaine, dans différents départements. Je me retrouve donc seule, pour gérer tout ce petit monde, coûte que coûte. Vous, les mamans solo travailleuses à plein temps, vous allez comprendre de quoi je parle 😉 Bien sûr, tout ce que je raconte n’arrive pas tous les jours, mais si ce n’est pas un truc c’est un autre, et ainsi de suite. Il est difficile, quand on est « seule », de concilier travail à temps plein et vie de famille. Parfois je me demande ce qui vaut vraiment la peine. Déjà, nous passons très peu de temps avec nos enfants dans une journée. Et le cumul de ses « deux vies » fait peser un certain poids sur nos épaules. Cet article n’a pas pour vocation d’être plaintif, mais plutôt d’exprimer à l’écrit ce que vivent les mamans qui bossent toute la journée, et qui, en rentrant, attaquent leur deuxième « métier ».

 

Ma journée type de maman solo

 

Le matin

Commence à 6h20. Il me faut bien plusieurs loooongues minutes (et beaucoup de café) avant d’être à peu près opérationnelle ! Je prépare le petit déjeuner des 2 petits, avant d’aller les réveiller (réflexion personnelle : Pourquoi faut-il les sortir du lit la semaine, alors que le week-end ils sont les premiers debout ? ). Il est déjà 7h passé, hop, ils avalent le p’tit déj pendant que je file dans la salle de bain (de laquelle je ressors souvent pour leur demander d’arrêter de se chamailler, pitié, pas le matin…). Direction SDB pour les petits ensuite, lavage de chat (les douches sont prises le soir ici). Je voulais me maquiller, mais je n’ai plus le temps.

Je vérifie que les goûters soient dans le cartable, que toutes mes affaires perso soient dans mon sac à main, et hop, on décolle. S’il fait beau, on gagne un peu de temps, sinon, un jour comme celui-ci par exemple, il va falloir que j’aille gratter la voiture, la faire chauffer, et emmitoufler les petits. Il neige. Jetage du plus petit à la garderie de la maternelle. Il est tôt, nous sommes dans les premiers. Ensuite c’est au tour du plus grand, à la garderie du CP…. Je file bosser, à un peu plus de 30km de chez moi. Par temps clair c’est gérable, mais là, il neige. L’horreur, ça glisse, des poids lourds sont coincés au milieu de la route. J’espère arriver à l’heure. Je stresse. Merde, j’ai oublié de prendre ma bouteille d’eau, pourtant soigneusement préparée. Tant pis.

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J’arrive au boulot. Ouf ! Un bon petit café pour commencer la journée de taf. Il y a une épidémie de gastro, dans le coin, parait-il, je prie pour que l’école ne m’appelle pas, comme ça arrive très souvent (ce qui commence à mettre mon chef en colère…)

 

La journée

La journée se passe, et le boulot, plus ou moins dense, fait passer les heures. Ah, ma fille cadette (j’ai 2 filles, internes en lycée à 60km de là), m’appelle, j’ai oublié de lui donner de l’argent pour son RDV. Mince, on en avait parlé pourtant. Et là je remercie mon appli bancaire d’exister, je lui fais immédiatement un virement. J’ai à peine fini que le lycée m’appelle, me demandant pourquoi mon aînée ne s’est pas présentée à son cours d’anglais…. « Euh, là comme ça, je ne sais pas (elle est plus proche de vous que de moi tout de suite hein) ». Je stresse un peu de ne pas savoir ou elle est. J’arrive à joindre ma fille, qui est à l’infirmerie, et rappelle le lycée pour leur dire. J’espère qu’elle n’est pas trop malade, sinon je vais devoir aller la chercher (chef, si tu me lis…)

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Ensuite c’est la mairie qui m’appelle, car je n’ai pas réglé la cantine, ni la garderie (qui me coûtent un bras et un rein, à croire que je ne travaille que pour les frais scolaires finalement). J’explique à la dame que dans la mesure où j’attaque avant elle et que je finis après leurs horaires de fermeture, que je n’ai que le samedi pour faire mes papiers, mais qu’ils sont fermés ce jour-là, j’ai du mal à la croiser. Je lui demande le montant à régler en lui disant que je lui laisserai une enveloppe dans la boite aux lettres. Elle refuse, a besoin que je sois au guichet…. Bon, eh bien il faudra attendre, parce que là, techniquement, c’est impossible. Elle me stresse.

 

Fin de journée.

On décompresse….ou pas ! Je reprends la route pourrie et à peine déneigée. Je stresse encore. J’arrive aux 2 garderies, nous sommes quasiment les derniers. La journée est longue pour les petits. Nous partons rapidement faire 2-3 courses, et mettre de l’essence (c’est dingue tout ce que j’use comme essence, et donc comme argent). Nous rentrons, mais je ne me déchausse pas. Je dois aller chercher du bois dans le jardin, parce que ça caille un peu dans la maison ! J’allume les convecteurs en attendant, et je file charger mes sacs de bois. Pendant que je tente d’allumer la cheminée, le plus jeune geint et chouine. Il est fatigué, et donc fatigant. Il ne sait même pas pourquoi, mais il gémit. Le plus grand fait ses petits devoirs (heureusement il n’y a jamais grand chose). Il est temps de commencer à faire à manger. Pfff je n’ai pas envie ! Un p’tit truc vite fait. Pendant que ça fristouille, j’en profite pour faire un brin de ménage, le minimum j’avoue, le reste se fera le week-end. Les garçons se chamaillent, ils me stressent. Nous mangeons vite fait, j’essaye de regarder un peu les résumés d’informations, mais les garçons ne semblent pas décidés à me laisser écouter. De toute façon, les infos, c’est franchement flippant depuis bien longtemps.

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Je vous passe les séquences de cris, bagarres, et autres moments stressants de la mise en pyjama au coucher….Vous les connaissez ! Les petits sont au lit, je file à ma boite aux lettres. Tiens, le facteur m’a laissé un avis de passage pour un colis attendu. Il repassera demain. C’est balot, je bosse demain, comme tous les jours…. Ca attendra samedi matin.

 

La journée s’achève

Chéri m’appelle pour papoter un peu, et me demande comment s’est passée ma journée. J’ai bien envie de lui dire : « merdique » , « pourrie », « ras-le-bol », mais il l’entend trop souvent. Alors, tout va bien 🙂 Nous discutons un bout, je commence à fatiguer. Pourtant je n’ai pas fini. Il faut ranger les restes de repas, nettoyer un bout de la cuisine, préparer les habits des petits pour le lendemain, les goûters, vérifier les cahiers. Et faire mes papiers, tenir mes comptes, programmer des rdv médicaux ou administratifs. Mince, je voulais prendre du temps pour moi, mais je suis trop naze. Le masque « repulpant matifiant trop magique » attendra le week-end lui aussi. Je n’allume même pas la TV , d’abord parce qu’il n’y a rien à regarder, ensuite parce que je profite d’une courte période de silence. Je rangeouille à droite à gauche. Zut ! j’ai oublié de lancer une lessive, j’y cours. Il ne faudra pas oublier de l’étendre demain matin… Je prends quand même le temps de naviguer sur le net, pour checker mes mails, faire un tour sur les réseaux. Je me morfonds un peu, et trouve qu’être « maman solo » , c’est usant. J’attends le vendredi soir avec impatience. Chéri va rentrer, je pourrai enfin décompresser et me sentir moins seule.

Comme tous les jours, je voulais aller me coucher tôt, comme tous les soirs, il est presque 23h. Je dois aller dormir. Demain je travaille…..

 

Cet article exclut les jours bien bien merdiques avec catastrophes type panne de gaz, panne d’électricité, ou pire, panne de voiture….

 

journée type maman solo

 

Maman de 4, overbookée, active ,et make up addict ! Billets d'humeurs, d'humour, coups de coeur et découvertes

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