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Billets d'humeur

Déconfinement – jour 2

Le déconfinement est lancé, l’école reprend, pour certains, et avec elle, son lot de nouveautés pour les enfants.

Des nouvelles consignes, des interdictions, des gestes barrière. Des camarades absents.

Et bien qu’ils aient entendus les messages de prévention, encore et encore pendant le confinement, le vivre pour de vrai, c’est autre chose. Résumé, pour mon Moyenne Section et mon CE1.

Comment j’ai préparé mes enfants au déconfinement et au retour à l’école

Les jours qui ont précédé, nous avons revu les gestes barrière. Nous leur avons expliqué que certains de leurs copains ne seraient peut-être pas là (déception), mais que pour les autres, il était important, même si l’envie était grande, de ne pas se sauter au cou…..

Nous savions déjà que les jeux collectifs, ballon, cartes Pokémon…. seraient interdits (déception encore), alors on leur a expliqué que le côté positif, c’est qu’ils allaient quand même revoir certains de leurs « potes ».

Au décours d’une ballade autorisée, nous avions déjà vu les cours de récré barricadées, les cabanes de jeux clôturées, les files et marques au sol. J’avais déjà repéré le pincement au cœur de mon plus grand (CE1) quand il avait vu ça.

L’instituteur de mon CE1 nous a informés qu’il ne reviendrait pas, mais qu’il continuerait à dispenser ses cours à distance, et par les classes dans lesquelles seraient dispatchés ses élèves. Mon grand était définitivement déçu.

Les jours qui ont précédé, on les a sentis partagés entre appréhension et impatience. Et nous aussi.

Nous avons reçu un mail organisationnel, de plusieurs pages, pour toutes les classes. Perso, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre les tenants et aboutissants, groupes ou pas groupes, si oui, quels jours….et toujours rien sur l’organisation du CE1.

La veille au soir, nous recevons enfin un coup de fil pour nous informer de la classe dans laquelle sera envoyé mon CE1. Je demande qui sera avec lui : au moins un de ses camarades habituels. Sauvés !

Mardi 12 mai : devant les portes

Nous voici arrivés, dans le créneau horaire de garderie. Papa s’occupe de mon grand, moi du petit.

A l’arrivée, nous sommes accueillis dehors par les 2 ATSEM habituelles, mais qu’il reconnaît à peine, car elles portent des masques, des charlottes, et tout l’équipement. Je le sens se rapprocher de ma jambe, il est impressionné. C’est de notre faute, nous avons oublié de les prévenir que les adultes seraient masqués. Une dame de la mairie accompagne l’équipe, et me reproche de ne pas avoir prévenu pour la garderie et la cantine….Ca commence bien. Je lui rétorque que moi-même n’ai reçu les infos complètes qu’hier soir à 18h, sous-entendu, chacun fait ce qu’il peut !

Je laisse mon loulou avec ses copines ATSEM, qui le reçoivent super bien en lui disant qu’elles vont lui expliquer ce qu’il va se passer dans la journée.

Mon grand est rentré aussi, papa me dit que ça s’est bien passé.

J’ai le cœur serré, un mélange d’appréhension, et de joie aussi, parce qu’ils vont pouvoir retrouver certains de leurs amis. Je m’inquiète quand même de savoir si tous ces changements ne vont pas perturber mes p’tites têtes.

Bilan mitigé en fin de journée

Nous travaillons tous les deux, c’est donc ma cadette qui est partie chercher les petits, pour 15h30. Sauf qu’elle est arrivée avec 5 min de retard, que mon téléphone a sonné au bureau, et que j’ai pris un ronflon parce que ce manque de ponctualité mettait en danger les conditions sanitaires. Et bien que je soutienne entièrement les profs et ATSEM, pour qui cela doit être très compliqué à gérer, je n’ai pas trop aimé ce moment, où on passe presque pour des terroristes.

Mon petit maternelle a apparemment pleuré car il était seul à la garderie. Très peu d’enfants, pas de camarades. La cantine non plus ce n’était pas transcendant. Il me dit qu’il était content, qu’il a un peu travaillé. Dans la cour, il ne jouent pas vraiment, mais il n’a pas su m’expliquer ce qu’ils ont fait réellement.

Mon grand, quant à lui, dit que ça s’est bien passé. Un seul camarade avec lui, dans une classe nouvelle, avec une institutrice nouvelle. Pas de jeux proches dans la cour, des brassards de couleur pour différencier les groupes. Et pourtant il a l’air content.

Nous devons rendre une copie dans laquelle nous dirons à quelle heure nous arriverons tous les matins, et à quelle heure passerons les chercher tous les soirs. Il va falloir être trèèèès ponctuel pour ne pas se faire souffler dans les bronches !

Je pense que cela va être compliqué, et pour nous, et pour les enfants…. Je suis dans le doute, je vais voir demain matin l’entrain qu’ils mettront à se préparer.

Pour conclure

Si visiblement c’est plus traumatisant que stimulant, il est fort possible qu’on ne force pas. On trouvera des solutions, on fera comme on peut, mais on n’insistera pas. On ne veut pas que l’année scolaire se termine en catastrophe.

Affaire à suivre !

Maman de 4, overbookée, active ,et make up addict ! Billets d'humeurs, d'humour, coups de coeur et découvertes

2 commentaires

  • Les tribulation d'une maman à la campagne

    Mes copines profs des écoles sont en stress ! Les élèves arrivent que jeudi chez nous et elles sont intenables avec le stress de l’accueil, du vivre ensemble, de la vie de classe,…….
    Certaines ne sont pas aidées : les parents veulent que leurs gamins aillent tous les jours à l’école donc sur 25 enfants aucun parent n’accepte qu’il ne faut que 10 enfants dans la classe et donc que 15 doivent rester à la maison ! Le maire ne veut pas prendre de décision de peur de ne pas être réélu…….maîtresse au bout de sa vie et l’école n’a pas repris !!!!
    Je n’ai que la vision de mes copines car mon fils est au collège et qu’il n’ouvre que le 2 juin !
    Mais ça va être galère aussi quand on aura plus d’info !

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